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Les femmes jouent le rôle principal dans la défense d'Israël

    "Merci, et bonne journée" ont-elles dit en rendant les cartes d'identité nationales aux personnes dont elles venaient de vérifier l'identité. Ces Lochamot MaGav (femmes officiers de la polices des frontières israélienne - le mot "lochamot" signifiant "combattantes", MaGav pour Michmar Hagvoul ou garde-frontière) venait juste d'accomplir une des tâches parmi les plus dangereuses en Israël aujourd'hui. C'est une tâche qu'elles exécutent des douzaines de fois chaque jour.

     

    Avec le plus grand professionnalisme et avec courage, en période de multiples "Alertes Rouges" elles s'étaient approchées de deux bombes humaines potentielles et avaient calmement examiné ces individus pour s'assurer que "Rien de bizarre ni rien sur la liste" (Wants and Warrants en jargon policier). C'est à ce moment que la plupart des terroristes réalisent qu'ils ne pourront pas aller  plus loin et qu'ils font détoner le gilet d'explosifs qu'ils portent.
    Les femmes ont fait partie de l'appareil de sécurité israélien depuis avant la naissance de l'état.
    "Durant le mandat britannique j'ai passé des grenades en contrebande sur ma personne. Les 'très convenables' soldats britanniques répugnaient à fouiller des femmes d'origine anglo-saxonne. Pendant notre guerre de l'indépendance j'ai occupé des postes d'observation sur la frontière avec la Jordanie-dans le centre ville de Jerusalem" se remémore ma belle-mère née à Brooklyn. L'esprit qui l'animait continue aujourd'hui à animer les femmes qui portent le béret vert des gardes-frontière de la police israélienne.
    Les jeunes israéliens et israéliennes doivent tous faire leur service national et les jeunes femmes religieuses obtiennent facilement des exemptions. Après le lycée, le service militaire des femmes dure trente mois qu'elles peuvent passer dans Tsahal, l'armée de défense d'Israël, ou la police, ou la police des frontières, ou elles peuvent choisir d'assurer un service communautaire tout en vivant à la maison. Dans la MaGav, force armée et entraînée militairement de la police, le mot d'ordre est la vraie égalité, beaucoup, beaucoup plus que dans Tsahal où, selon le Chef d'Etat-Major, les femmes servent en "soutien aux postes de combat".  Quelle est la définition opérationnelle de l'égalité dans la police des frontières ?  Les Lochamot MaGav sont affectées à autant de tâches dangereuses et de postes à risques élevés que les hommes, aujourd'hui plus que jamais avec le "nouveau" phénomène des bombes humaines femmes ! Pas de  Limites

    S'il y a quelque chose d'interdit aux femmes de la police des frontières, je ne l'ai pas encore découvert. Tandis que la formation de base est séparée pour les hommes et les femmes, le programme d'instructions est le même, et les exigences sont les mêmes. En 16 semaines, toutes les recrues doivent apprendre à maîtriser les savoirs militaires et de police. Le programme comprend les procédures et obligations policières, la sécurité interne, la criminologie, le civisme, le travail communautaire, le maintien de l'ordre et la formation aux armes. Semaine après semaine de fromation et d'exercices de tir.

     Chaque MaGavnic développera sa compétence individuelle avec plusieurs modèles, le fusil Colt M16 en utilisant des chargeurs à 30 cartouches de calibre 5.56, le pistolet semi-automatique 9mm Jericho 941F de fabrication israélienne, et la mitraillette de 9mm Uzi. Durant la formation de base les recrues tirent environ 1400 cartouches avec ces armes. En outre toutes mes recrues MaGav sont formées à l'utilisation de mitrailleuses de calibre 5.56 IMI Negev et FN  MAG 7.62x51 (.308). Elles apprennent aussi à se servir de mortiers légers, du lance-grenade M203 monté sur M16, des lanceurs de gaz lacrymogènes portés sur épaule, du bâton et du bouclier transparent en polycarbonate.
    L'unité de formation de base est la compagnie. Elle se compose de quatre pelotons de 30 MaGavnics chacun. Généralement un des quatre pelotons est composé de Lochamot ; mais, tout en étant uniquement féminin, rien ne le distingue des pelotons masculins. Comme eux elles disposent d'un mortier et d'une équipe de mitrailleuse. Chaque peloton participe à égalité à la garde et à la défense de leur base. Chacun des quatre pelotons partagera également la formation opérationnelle "sur le terrain",  c'est-à-dire être sorti de la formation et placé dans la rue chaque fois qu'un renfort de police des frontières est requis. Chaque peloton fournira 25% de ce qui est nécessaire. Aucune pensée n'est donnée à la nature de "l'opération." L'ordre de départ est donné sans qu'aucune arrière-pensée quant au peloton envoyé n'intervienne. Cela n'intervient tout simplement pas !

    Après la cérémonie de clôture de la formation de base, les nouveaux membres de la police des frontières sont assignés de manière permanente aux unités opérationnelles où la plupart sont intégrés des des unités opérationnelles de 10 MaGavics chacune. Certains seront affectés aux unités spéciales comme l'unité d'élite anti-terroriste Yamam et l'unité d'infiltration Mistar'arveem. Il n'y a aucune limite à ce que les Lochamot peuvent devenir ou pour les tâches qu'elles sont amenées à exécuter. Par exemple, si vous êtes bonne au tir, et qu'une place se libère pour votre peloton ou votre équipe, vous pouvez être envoyée à un cours de tireurs d'élite ou de tireur en embuscade (sniper). Toutes sont sur le terrain et travaillent dans leur spécialité. C'est à partir de leur performance opérationnelle que les personnes sont choisies pour les formations spécialisées, sous-officier ou officier. Là il n'y a pas de séparation entre sexes, pas de "ça c'est pour les hommes, ça c'est pour les femmes". Une seule norme à respecter pour recevoir son diplôme en fin de formation. Pour beaucoup de jeunes femmes israéliennes, leur service militaire initial dans MaGav les a conduites à une carrière de service public dans le maintien de l'ordre ou la sécurité. D'autres ont spécifiquement choisi de faire leur service national dans le MaGav parce qu'elles connaissaient les perspectives de carrière ouvertes aux Lochamot.
    Lochamot au travail
    Etti Rehavi est une policière typique de la police des frontières. À l'âge 19 elle est affectée de manière permanente à une des compagnies de MaGav postée à Jérusalem. Elle travaille dans une équipe de 10 MaGavnics hommes et femmes. Certains jours son équipe sera chargée d'un poste de contrôle (checkpoint) à l'entrée du marché de Jérusalem, Mahaneh Yehuda. D'autres fois, elle fera partie d'une force à la poursuite de terroristes "recherchés" dont la cachette a été localisée dans un village arabe proche.  
    Travailler dans la capitale d'Israel est tout sauf routine ou ennui. Ce 4 novembre passé, Rehavi un autre membre de son peloton, Eliad,  assuraient la sécurité au carrefour de Jerusalem nord de French Hill. Travail de routine, sauf qu'aucune tâche n'est de routine depuis que le  Président palestinien Arafat a donné son "feu vert" et son soutien en septembre 2000 aux attaques terroristes. Caché à la vue des deux MaGavnics' par un autobus au milieu du carrefour, un terroriste est descendu du trottoir et découvrant le M16 qu'il portait a commencé à tirer sur l'autobus où se trouvaient essentiellement des élèves de collège. Il en tua deux, dont une jeune amécricaine de 16 ans, et en blessa des douzaines.

    Entendant le tir d'arme automatique, Rehavi commença par hurler aux passagers de l'autobus "couchez-vous". Elle courru vers l'avant de l'autobus, son partenaire courrant vers l'arrière. Les deux MaGavnics confrontèrent le terroriste qui continuait à tirer sur l'autobus et l'abattirent, mettant fin à l'attaque meurtrière. Puis ils commencèrent à administrer les premiers soins aux blessés. Le lendemain Rehavi reçu une citation au mérite du Chef de la police de Jérusalem. Il la félicita pour sa réaction rapide qui a permis d'éviter que l'attaque ne cause beaucoup plus de victimes.

    Le Lieutenant Xenya Sapozhlik (inspecteur de police) a commencé sa carrière dans la police des frontières il y a cinq ans. Comme recrue, durant la formation de base, elle était membre du premier groupe des Lochamot, par opposition à être simplement un membre féminin de la police des frontières. Puis elle est devenue sous-officier et a suivi "le même Cours d'Officiers" suivant le même programme que les hommes, avec les hommes. Le Lieutenant Sapozhlik explique fièrement et avec force qu'à 23 ans son rêve de faire une carrière "d'officier de combat" s'est réalisé. Elle commande une unité e 30 policiers, 17 hommes et 13 femmes.
    Le Lieutenant Sapozhlik ne considère comme combat que lorsqu'on lui tire dessus personnellement ou sur les policiers de son unité. Elle s'ent engagée dans MaGav pour "l'action". Elle en a connu beaucoup, mais elle considère cela comme la routine. Etre la cible d'un cocktail Molotov n'est pas pour elle quelque chose de "sérieux". Son unité appartient à la compagnie de réserve nationale du Quartier Général National, sous le commandement du Major Uri Buta (Surintendant de Police). "Nous allons où on a besoin de nous" explique-t-elle. Cela arrive souvent.
    Je lui ai demandé s'il tenait compte de la "composition" de ses unités avant de décider d'affecter les tâches opérationnelles. Il conduisait quand j'ai posé la question. Il a arrêté le véhicule et s'est retourné vers moi pour me regarder droit dans les yeux. "Je n'en ai pas le loisir. J'envoie l'unité qui est la plus disponible."
    Le Commandant Buta ne cherchait pas simplement à paraître politiquement correct. Je le sais par expérience personnelle, ayant souvent travaillé avec la MaGav. Récemment, assigné à un poste d'observation comme sniper sur le toit d'une Yeshiva, établissement ultra-Orthodoxe d'étude et de prière pour garçons, une Lochemet (la forme singulière du mot hébreu) est descendu du toit pour m'escorter vers notre position six étages plus haut. Elle était l'une des deux snipers en protection du premier ministre d'Israel, du Président, du chef de cabinet et de l'inspecteur général de la police. Un poste sensible entre tous. Nous travaillions en conditions "d'Alerte D", réservées jusque là aux périodes de guerre déclarée. "Sur le toit" j'ai rencontré léautre membre de cette équipe de MaGav, aussi une lochemet. Nous devions tous travailler avec un membre de l'unité de protection rapprochée du Shabak.
    Karen Blint est une combattante des MaGav typique, particulièrement de celles qui ont servi sous le commandement du lieutenant Sapozhlik. Née à Glasgow, de parents suisse et écossais, elle a fait son alyah avec eux dans la ville israélienne la plus méridionale, Eilat, quand elle était jeune. "Je me suis battue pour pour entrer dans le MaGav. Je pense que les femmes ne devraient être plus seulement des secrétaires. J'en veux plus ; plus d'égalité, plus de cours et plus d'action. Je veux faire partie d'une unité spéciale d'opérations, travailler en infiltration, ou en tant que détective. En tant que Lochemet MaGav j'en ai l'opportunité. Je suis heureuse", dit-elle.  
    Le danger auquel MaGav et ses policières font face quotidiennement est réel. Le sergent Galit Arviv avait fini sa période de service national comme Lochemet de premier ordre. Elle a choisi de continuer de travailler dans lee maintien de l'odre et a échangé son béret vert de MaGav pour le bleu de la police. Elle a été la première de sa promotion à l'académie de police. Sa carrière s'annonce très prometteuse. Le 26 février dernier, un terroriste armé d'un M16 a traversé les 75 mètres de champs qui séparent le village arabe de Beit Hanina du quartier le plus au nord de Jérusalem, Neve Yakov. Il a ouvert le feu au moment où il a vu des Israéliens. Ceux-ci attendaient à un arrêt d'autobus qui se trouvait vers le haut de la rue à 200 mètres du commissariat de police local où le Sergent Arviv travaillait. Au bruit de la fusillade, elle et deux autres policiers ont sauté dans leur fourgonnette de police et ont foncé vers le lieu de l'attaque. Le terroriste a mitraillé le fourgon, la touchant 17 fois pendant qu'il s'arrêtait. Les trois policiers ont été blessés sérieusement, mais ils ont continué à tirer en direction du terroriste jusqu'à ce, qu'à court de munitions, il puisse être immobilisé par des jeunes non armés. Le Sergent Galit Arviv, 21 ans, est morte le matin suivant des blessures qu'elle avait reçues pour protéger et défendre ceux de nous vivant dans le nord de Jérusalem, deux semaines après sa remise de diplôme de l'académie de police.

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 MAGAV  est un acronyme de  Mishmar Ha-Gvoul , qui en hébreu veut dire « Garde Frontière »

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LES BERETS VERTS
Dans les années 1950, le corps de "l'armée du Livre" passe sous l'égide de la Police d'Israel. 

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Rôle des femmes

Les femmes jouent le rôle principal dans la défense de patrie de l'Israel (French)

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